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Activités Sociales à la Protection Civile.

Du lundi 06 au mardi 07 décembre 2020, le Directeur Général de la Protection Civile, Colonel major Seydou DOUMBIA, accompagné du Lieutenant-colonel Sapeur-pompier Sékou DRAME, Chef de Service des Relations Publiques et Coopération de la DGPC, a effectué une visite à Gao.
L’objet de cette visite était de présenter les condoléances de toute la Protection Civile aux autorités régionales de Gao, suite au décès du Lieutenant-colonel Sapeur-pompier Abdoul Karim Coulibaly, précédemment Directeur régional de la Protection Civile de Gao, et de les remercier pour la grande solidarité démontrée par toutes les autorités régionales, civiles et militaires, et de la société civile.
Dans un, second temps, le Directeur Général s’est entretenu avec le personnel de la Direction Régionale de la Protection Civile de Gao afin de leur remonter le moral suite au décès de leur Chef. Il est à noter que le Directeur Général a été accueilli par l’ensemble des composantes des Forces Armées et de Sécurité de la Région Militaire de Gao à travers un piquet d’honneur composé de toutes les Forces.
Il a rendu une visite de courtoisie au Gouverneur de la Région et au Commandant de Zone. Le personnel de la DRPC ainsi que toutes les autorités ont salué cette initiative du Directeur Général. Le personnel lui a exprimé toute sa reconnaissance et s’est dit renforcé moralement grâce à la présence du Directeur Général à leur côté.

Obsèques du Lieutenant-colonel Sapeur pompier Abdoul Karim COULIBALY.

Ce dimanche 29 novembre 2020, aux environs de 10h, une foule immense de parents, d’amis, de collègues et de connaissances est venu rendre un dernier hommage au Lieutenant-colonel Abdoul Karim COULIBALY au cours d’une cérémonie organisée dans la caserne des Sapeurs Pompiers de Sogoniko en présence du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Modibo KONE.
Il a ensuite été accompagné dans sa dernière demeure au cimetière de Sebenikoro.
Le Directeur Général et l’ensemble des personnels de la Protection Civile remercient toutes les personnes qui ont effectué le déplacement ou fait des bénédictions pour le repos éternel de l’âme de l’illustre disparu.
Repose en paix brave Officier de la Protection Civile.

 

Compte rendu de la mission régionale de constat et d’appui aux sinistrés suite à l’inondation survenue le 17 août 2019 à Douentza.

Le samedi 17 août 2019, dans l’après-midi, la ville de Douentza a reçu une forte pluie d’une hauteur de 82 mm. Cette forte pluie a provoqué une inondation dans la ville. Suite à une réunion du Comité Régional de Veille de Mopti tenue à ce sujet, le Gouverneur de la région a mis en route une mission pour non seulement, constater les dégâts causé, exprimer la solidarité de la nation malienne aux sinistrés mais aussi, leur apporter des appuis en vivre et en non vivre et proposer des solutions si possible pour éviter de catastrophes dorénavant.

  • C’est ainsi qu’une mission conduite par le Conseiller aux Affaires Economiques et Financières du Gouverneur, sous escorte militaire, et composée de :
  • Directeur Régional de la Protection Civile accompagné de deux Sous-0fficiers et un Sapeur du Rang ;
  • Directeur Régional du Développement Social et de l’Economie Solidaire ;
  • Chef de Division Assainissement de la Direction Régionale de l’Assainissement et du Contrôle de la Pollution et des Nuisances ;
  • Correspondant de l’AMAP et ;
  • D’un reporteur et d’un Caméraman de l’ORTM s’est rendue dans la ville de Douentza le vendredi, 23 août 2019 à 11 h 30 mn.

Ladite mission a consisté de façon générale à échanger avec les autorités locales sur les dégâts de l’inondation et les mesures prises pour accompagner les victimes. Et spécifiquement,

  • Visiter les lieux et faire le constat des dégâts causés par l’inondation ;
  • Visiter les sites d’hébergement des sinistrés de l’inondation ;
  • Remettre l’appui des autorités régionales (vivres et non vivres) ;
  • Faire des recommandations pour mettre fin aux inondations qui sont récurrentes depuis plus de 20 ans dans la ville de Douentza.

La délégation a été accueillie par le Préfet du cercle de Douentza et son staff. Ensuite elle s’est entretenue avec certains membres du Comité Local de Veille, notamment le Préfet, le 1er Adjoint au Préfet, le Sous-Préfet Central, le 2ème adjoint au Maire de la commune, le représentant du conseil de cercle, le Médecin Chef du CSREF, le Chef du Service Local du Développement Social et de l’Economie Solidaire, le Chef du Service de l’Urbanisme, le chef du service du Génie Rural, le représentant du Commandant GTIA de Mopti et le Commandant de la BT de Gendarmerie de Douentza.
La visite s’est poursuivie par l’évaluation qui a permis de relever ce qui suit :

  • 218 ménages comptant 1 641 personnes ont été touchés par l’inondation ;
  • 02 blessés dont une femme à la jambe fracturée
  • et des dégâts matériels importants ont été enregistrés notamment :
  • 172 chambres à usage d’habitation effondrées
  • 222 chambres à usage d’habitation fissurées ;
  • 111 clôtures tombées ;
  • 88 WC effondrées ;
  • 6 puits effondrés ;
  • 9 magasins ou boutiques affectés et;
  • 12 animaux (petits ruminants) morts ou emportés par l’eau.

Les actions menées par les autorités locales ont permis la prise en charge des blessés, le déménagement de plusieurs sinistrés dans les salles de classe de la ville dont 110 ménages ont reçu (25 000 F.CFA, 200 moustiquaires, des aquatab et des vivres donnés par le PAM à travers l’ONG GRADP).
Par ailleurs, la visite a permis de comprendre que le manque d’ouvrage pour le drainage des eaux de ruissellement vers le marigot « LOUGA » situé à est de la ville est la cause principale de la récurrence des inondations dans Douentza ville depuis plus de 20 ans.
Avant de se retirer, la délégation a livré des messages de sensibilisation, remis l’appui en vivres et non vivres aux autorités pour les populations victimes de l’inondation. Cet appui était composé de :

  • Mil : 10 tonnes ;
  • Riz : 5 tonnes ;
  • Couverture : une balle de 50 couvertures ;
  • Eau de javel : 20 bidons ;
  • Grésil : 20 bidons ;
  • Kits de dignités : 150 kits composés chacun de 1 sceau en plastique, 2 bidons souples de 10 litres, 1 pot d’hygiène pour enfant, 2 couches pour menstrues, 2 paquets d’aquatab de 50 comprimés, 12 morceaux de savons, 2 tissus, une torche ;
  • Moustiquaires : 100 unités ;
  • Dalles en plastiques pour latrines temporaires : 15 ;

A l’issue des constats et des échanges, la mission a fait les recommandations suivantes :

  • Faire le curage des quelques caniveaux existants ;
  • Insérer la ville de Douentza dans un programme d’aménagement urbain ;
  • Renforcer les caniveaux existants et faire des collecteurs pour drainer l’eau hors de ville vers la rivière ;
  • Poursuivre les appuis en vivres et non vivres aux populations sinistrées ;

En conclusion, la mission régionale a été bien appréciée par les populations et les autorités de Douentza. Cette mission a permis d’apporter l’assistance de la région et de comprendre les causes de l’inondation.
Elle retient aussi qu’il faut un véritable programme d’aménagement de la ville de Douentza pour juguler les inondations récurrentes que la ville connait.

Protection civile : MAMOUTOU DIARRA REJOINT LA CUVÉE 2019

Le jeune héros des inondations du 16 mai 2019, Mamoutou Diarra est parti mercredi dernier pour le Centre de formation militaire de Markala où il rejoindra les autres nouvelles recrues de la protection civile. Elégant dans sa tenue d’élève pompier, coiffé d’une casquette, le jeune héros était bien aux anges. Son départ a fait l’objet d’une cérémonie tenue au siège de la direction générale de la protection civile, sous la présidence du directeur général, le colonel-major Seydou Doumbia, en présence de plusieurs, responsables de la structure.
Selon le directeur général de la protection civile, cette incorporation à la protection civile de Mamoutou Diarra est le résultat des directives qui ont été données par le président de la République suite à l’acte de bravoure du jeune homme. Le colonel-major Doumbia a expliqué que cet acte de bravoure fait partie du métier du sapeur-pompier. C’est en exécution des directives présidentielles que le héros a été mis dans le processus de visite d’incorporation. A croire le directeur général, les résultats médicaux de Mamoutou Diarra sont édifiants. Il est complètement apte pour la formation militaire, a précisé le colonel-major Doumbia. Cette formation militaire de base, d’une durée de 4 mois, est différente de la formation professionnelle à l’Ecole de la protection civile qui dure 8 mois. La formation militaire est requise pour tous les cadres quelle que soit la catégorie. Au regard du niveau universitaire de Mamoutou Diarra, a précisé le directeur général, il correspond à la catégorie des officiers. Il va sortir comme sous-lieutenant après son stage probatoire à l’issue de la formation professionnelle. Il est utile de rappeler que Mamoutou Diarra a été décoré par le président de la République, il y a une dizaine de jours.
Au cours de cette cérémonie de départ, le directeur général de la protection civile a animé un point de presse pour apporter des éclaircissements sur les informations qui alimentent les réseaux sociaux depuis quelques temps. Il s’agit d’une vidéo dénonçant une irrégularité dans le processus de recrutement de 2018 à la protection civile. Il était accompagné pour la circonstance du colonel Thiam Samaké, chargé des relations publiques et de la coopération à la DGPC. Le conférencier a expliqué que ce processus de recrutement a été lancé en février 2018. Selon lui, toutes les phases ont été observées. Il s’agit notamment de la visite corporelle, des épreuves sportives et écrites ainsi que la visite médicale. L’exception, a-t-il précisé, est due à son caractère déconcentré, c’est-à-dire que tous les actes se sont passés dans les régions et la répartition des quotas par région. Au cours du recrutement, 500 candidats ont été retenus sur 1700 postulants. « A l’issue de ma visite le 2 mai dernier au Centre de formation de Markala, j’ai instruit au médecin de procéder aux visites d’arrivée des recrues. Ces visites ont permis de déceler certaines anomalies incompatibles avec la formation chez 22 recrues », a fait savoir le colonel-major Seydou Doumbia.
« A partir de ce constat, il était impossible de les accepter dans le corps de la protection civile. C’est pour sauver leurs propres vies et celles des autres recrues. Ceux qui sont inaptes ont donc été remplacés par les candidats de la liste d’attente qui ont été soumis aux visites médicales, a argumenté le premier responsable de la protection civile. Il a insisté sur la qualité du processus de recrutement afin que les objectifs soient atteints.

Mohamed D. DIAWARA

L’ESSOR

FEUILLE D’EXAMEN D’OPSOR ESSAT

Titre du projet: ML – Projet de modernisation des services hydrologiques et météorologiques (P161406)

Annexe I – Prescriptions concernant la divulgation et la traduction de la documentation relative aux garanties :

Pour des informations sur les obligations d’information, veuillez-vous reporter aux Instructions de l’OPCS: Préparation du financement d’un projet d’investissement

  1. http://intresources.worldbank.org/INTOPCS/Resources/380831-1360104418611/Instructions_Track_2.pdf
  2. Pour plus d’informations sur les exigences en matière de traduction, veuillez-vous reporter aux instructions relatives au cadre de traduction:

http://siteresources.worldbank.org/EXTINFODISCLOSURE/Resources/Translationframewo pdf

 

Journée mondiale de la Protection civile : SOUS LE SIGNE DE LA PROTECTION DES ENFANTS

Le président de la République a pu constater une montée en puissance et une appropriation du matériel par les soldats du feu. Il a jugé réconfortant cette avancée dans la capacité à faire face aux catastrophes

 

Deux bébés et quelques enfants sont coincés dans une maison en flammes à Hamdallaye ACI 2000. Des
éléments de la Protection civile interviennent et sauvent la vie des mômes. Il ne s’agit que d’un exercice de simulation qui aura duré une douzaine de minutes. Il a permis de faire la démonstration de
la dextérité et du don de soi des soldats du feu.
La scène était au programme de la célébration de la Journée mondiale de la Protection civile qui a lieu
chaque année le 1er mars.
Le thème de la Journée de cette année était justement :« La protection des enfants,
c’est notre responsabilité ».
L’événement était présidé par le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keita, vendredi dernier, devant la direction de la Protection civile, à Hamdallaye
ACI 2000. La cérémonie
a enregistré la présence
du Premier ministre, Soumeylou
Boubèye Maïga, du
président de l’Assemblée nationale,
Issiaka Sidibé, de
plusieurs membres du gouvernement,
des représentants
du corps diplomatique,
de la hiérarchie militaire, et
de nombreux invités.
Il convient de rappeler
que la Journée mondiale de
la Protection civile est célébrée
sous l’égide de l’Organisation
internationale de la
protection civile dont le Mali
est membre depuis sa création.
Premier à prendre la parole,
le maire de la Commune
IV du district de Bamako,
Adama Bérété a, dans son
discours de bienvenue, exprimé
sa satisfaction du fait
que sa circonscription abritecette
célébration. L’édile a
assuré que son équipe et luimême
ne ménageront aucun
effort pour le plein accompagnement
de la Protection civile
pour l’atteinte des
objectifs à eux assignés par
les autorités du pays. Pour
terminer. Il a loué l’engagement
et le sacrifice des « soldats
du feu ».
S’exprimant à son tour, le
directeur général de la Protection
civile, le colonel –
major Seydou Doumbia a déclaré
que le Mali est pleinement
en phase avec le thème
de cette Journée. II a expliqué
notre pays n’a pas attendu
la proclamation de ce
thème par l’Organisation internationale
de la protection
civile pour poser des actes
concrets allant dans le sens
de la protection des enfants.
A titre d’illustration, a détaillé
le colonel – major Seydou
Doumbia, on peut citer, entre
autres, les dispositions pertinentes
de la Constitution du
25 février 1992 qui, dans son
préambule, proclame la détermination
du peuple souverain
du Mali à défendre les
droits de la femme et de l’enfant,
le caractère sacré et inviolable
de la personne
humaine, ainsi que son droit
à la vie, à la liberté, à la sécurité
et à l’intégrité. De plus,
le directeur de la Protection
civile a cité les dispositions
du Code pénal et du Code de
procédure pénale en faveur
de la protection des enfants,
la ratification par le Mali de la
Convention internationale
des droits de l’enfant, le tribunal
pour enfant, le Centre de
détention et de réinsertion
pour mineurs, l’instauration
d’un Parlement pour les enfants,
etc.
« Au cours de l’accomplissement
de nos missions, les
enfants et les personnes vulnérables
constituent nos premières
priorités.
C’est pourquoi, le renforcement
des capacités de la
Protection civile contribue à
une meilleure protection des
enfants. A ce niveau également,
de nombreux efforts
ont été consentis par l’Etat, à
travers la mise en oeuvre de
la Loi de programmation relative
à la sécurité intérieure
(LPRSI) », a-t-il noté. Il a rappelé
aussi les efforts consentis
par l’Etat dans le domaine
du renforcement des effectifs
et de la formation du personnel.
Ce processus de recrutement
annuel, a-t-il annoncé,
devra porter l’effectif du personnel
de la Protection civile
à environ 4000 éléments à
l’horizon 2021, contre 1200
en 2015.
ECOLE MODERNE.
Dans le domaine de la logistique,
la direction générale de
la Protection civile, aux dires
de son premier responsable,
a bénéficié du 1er mars 2018
au 1er mars 2019 de la dotation
de 15 ambulances dont 5
semi-médicalisées, 16 véhicules
de commandement et
de liaison, 2 fourgons camions
incendie d’une capacité
de 10.000 litres chacun,
tous financés par le budget
d’Etat. « S’agissant des infrastructures,
la construction en
cours des Centres de secours
de Bandiagara et de
Niamana, la construction programmée
pour 2019 du Centre
de secours fluvial de
Bamako, viendront renforcer
les infrastructures déjà existantes »,
a-t-il salué. Il a rappelé
également l’ouverture
des postes de secours routiers
de Didiéni, Kourémalé,
Diboli, Bla, etc.
Pour le patron des Sapeurs
– pompiers, ces acquis
variés et multiformes ont permis
d’améliorer de manière
significative les interventions
des unités de la Protection civile.
Il rappellera à ce propos
qu’en 2018, les unités de
Protection civile ont effectué
19.925 interventions, contre
16.941 en 2017.
Toutefois, a tempéré le directeur
général de la Protection
civile, compte tenu de la
nature changeante et multiforme
des catastrophes, il est
nécessaire d’assurer la formation
continue des personnels
en charge de ce
domaine.
« Je voudrais, au nom de
l’ensemble des personnels et
au mien propre, réitérer à
votre haute attention, la nécessité
pour la Protection civile
du Mali, de disposer
d’une Ecole moderne, à la dimension
de son ambition de
pouvoir assister et secourir
toutes les populations, des
villes comme des campagnes,
sur toute l’étendue
du territoire national, et face
à toute sorte de catastrophes.
Telle est notre seule
et unique doléance », a-t-il
plaidé avec insistance.
Une autre séquence majeure
de la cérémonie a porté
sur la présentation d’un
sketch qui a mis en lumière la
pertinence des missions,
mais aussi et surtout l’engagement
des agents de cette
entité importante. Le défilé
des troupes et des engins a
également été un moment
bien apprécié par l’assistance.
C’est par la visite des
stands par le chef de l’Etat et
un cocktail que cette cérémonie,
riche en événements,
s’est achevée.
Le président de la République,
dans l’interview qu’il a
accordée à la presse à la fin
de la cérémonie, a souligné
que les efforts qui ont été
faits pour l’équipement de la
Protection civile ne sont pas
des cadeaux.
« En réalité, nous sommes
tous concernés, tous les
jours et à tout moment. Donc,
ce qui est fait là est fait pour
nous. Plus nous serons capables
d’anticiper, d’imaginer,
de projeter, de planifier et
d’acquérir, mieux nous serons
protégés, nos enfants
aussi », a insisté Ibrahim Boubacar
Kéïta.
Selon le chef de l’Etat, il
est pertinent également que
cette année le thème retenu
soit la protection de l’enfance.
Par ailleurs, le président
Kéïta a bien apprécié l’organisation
de la cérémonie, le
sketch qui a été présenté et
la pertinence des thèmes.
Le chef de l’Etat a souligné
qu’il s’est rendu compte
qu’entre deux éditions de la
Journée mondiale de la Protection
civile, il y a une montée
en puissance et une
appropriation réelle des capacités.
« Vous pouvez imaginer
que pour moi, décideur,
c’est gratifiant, et c’est réconfortant
de voir que ce que l’on
fait au quotidien porte ses
fruits », a apprécié Ibrahim
Boubacar Kéïta, avant de
faire la promesse d’offrir une
Ecole de formation à la Protection
civile.
Massa SIDIBé

Mise en œuvre du Plan de sécurisation intégré des régions du Centre : L’UNION EUROPÉENNE OFFRE UN IMPORTANT LOT DE MATÉRIELS ET D’ÉQUIPEMENTS

Dans le cadre de l’appui au Plan de sécurisation intégré des régions du Centre (PSIRC) mis en œuvre le 17 août 2017 par le gouvernement, l’Union européenne a remis un important lot de matériels et d’équipements aux forces de sécurité et de la protection civile à travers le projet PARSEC (Programme d’appui au renforcement de la sécurité au Centre du Mali). Le lot est composé de 12 véhicules Tout Terrain, de gilets pare-balles, de casques balistiques et bien d’autres matériels.

La cérémonie de remise a eu lieu vendredi dernier à l’occasion de la clôture d’une session de formation des gendarmes à l’Ecole de la gendarmerie nationale de Bamako, sise à Faladié. L’événement était présidé par le représentant du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Ismael Deh, en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, Alain Holleville, du directeur général de la Protection civile, le colonel-major Seydou Doumbia, du directeur général adjoint de la gendarmerie, le colonel Boubacry Kodio.

La formation a concerné 26 éléments du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Mopti avec pour objectif, l’opérationnalisation de la première unité des forces de sécurité soutenues par le projet. Chaque élément formé a reçu un kit médical. Des équipements importants ont été aussi remis au service de la Protection civile.

Dans son intervention, l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali a rappelé que le PARSEC, d’un montant d’un peu plus de 19 milliards de FCFA, marquait et illustrait l’engagement de l’UE et des Européens à soutenir le gouvernement malien dans le rétablissement de l’état de droit et de la sécurité sur son territoire, en particulier dans le Centre confronté aujourd’hui à des défis sécuritaires et sociaux importants. Les Maliens, selon le diplomate européen, attendent le retour de l’Etat. A ce propos, il a souligné que dans le contexte difficile que traverse actuellement le Mali, il est plus que jamais nécessaire que les populations puissent avoir confiance en leurs forces de sécurité et de défense. Il a donc encouragé les éléments formés à adopter un comportement exemplaire dans le cadre de leurs fonctions à tous égards, et en matière de respect des droits de l’Homme.

Massa SIDIBE

Inondations dans notre pays : LA DIRECTION DE LA PROTECTION CIVILE FAIT LE POINT

Pour sensibiliser et édifier les populations sur les efforts déployés lors des inondations survenues récemment dans notre pays, la Direction générale de la Protection civile a organisé un point de presse mardi dernier à son siège à l’ACI 2000. La rencontre était animée par son directeur général, le colonel Seydou Doumbia. Il avait à ses côtés le directeur de l’Hydraulique, Yaya Aboubacar. Dans son intervention, le directeur général de la Protection civile a, d’abord, expliqué les causes qui ont engendré les inondations cette année en période d’hivernage sur toute l’étendue du territoire national. Parmi ces raisons, il a évoqué les grandes pluies qui se sont abattues sur le pays et la montée de l’eau du fleuve Niger, insistant sur le changement de comportement.
En plus, le colonel Seydou Doumbia a donné les détails des activités préparatoires réalisées avant l’hivernage pour éviter les risques d’inondations et des cas de sinistres.
Le colonel Doumbia s’est, ensuite, appesanti sur la situation au plan national. « Nous avons, en termes de ménages sinistrés, 15.686 au total et en termes de populations menacées, nous avons 183.522 personnes, c’est la situation globale à la date du 17 septembre 2018», a-t-il détaillé. Selon le directeur général de la Protection civile, plusieurs réunions ont été organisées entre l’Etat et ses partenaires nationaux et internationaux. Il s’agit, a-t-il rappelé, des services techniques chargés de veille et de prévention comme les directions générales de l’Hydraulique et du Développement social ainsi que de structures humanitaires du système des Nations-unies (UNICEF, OCHA et MINUSMA). Le colonel Doumbia s’est réjoui de la création d’une cellule de veille avec un numéro vert à contacter en cas d’inondation.
Par ailleurs, le colonel Doumbia a saisi cette occasion pour saluer le Commissariat à la sécurité alimentaire qui a procédé à la distribution de tonnes de vivres aux victimes des inondations. Quant au directeur de l’Hydraulique, il a invité les riverains et ceux installés dans les lits des fleuves à libérer ces endroits à risque. M. Yaya Aboubacar a précisé que la montée des eaux des fleuves est un phénomène imprévisible et difficile à contrôler.
Il a ensuite ajouté que sa structure a toujours été accompagnée par les éléments de la Protection civile, les agents de la direction du développement social, de la santé et des grandes organisations non gouvernementales relevant du système des Nations unies présentes dans notre pays.
«Tous ont contribué à nous appuyer sur les terrains où les cas d’inondations et de sinistres ont eu lieu cette année», s’est réjoui le directeur de l’Hydraulique.

Alou Badra DOUMBIA
L’ESSOR

Ségou : LE GÉNÉRAL SALIF TRAORÉ REND VISITE AUX NOUVELLES RECRUES DE LA PROTECTION CIVILE

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, était ce lundi au Camp Sékou Amadou Tall de Ségou. A la tête d’une forte délégation, le ministre était venu s’enquérir de l’encadrement des nouvelles recrues de la Protection civile. En effet, 350 nouveaux ont entamé, il y a 5 mois, leur formation commune de base au camp Sékou Amadou Tall de Ségou. Au menu de cette visite : défilé, montage et remontage des armes.

Bref, une occasion pour les nouveaux agents de la Protection civile de prouver au ministre que les armes ne sont plus un secret pour eux. Cette formation participe de la restauration et de la montée en puissance des forces de sécurité, et de la mise en œuvre de la loi de programmation de sécurité intérieure. C’est dans ce cadre qu’il a été décidé du recrutement d’un contingent de la Protection civile (sapeur-pompier). Dans le cadre de la bonne collaboration entre les forces, les nouvelles recrues ont été confiées à l’Armée pour leur formation afin qu’elles acquièrent le B.A.BA du métier des armes. Il était utile, selon le ministre, de venir voir dans quelles conditions la formation a eu lieu et quel est le moral des jeunes recrues. Après cette formation, les nouvelles recrues regagneront Bamako pour se spécialiser avec le métier de sapeur-pompier.

Le général Salif Traoré s’est dit satisfait de la formation que le contingent a reçue. Toute chose qui renforce le lien entre les porteurs d’uniformes. «Nous allons continuer avec cette approche qui marche bien», a lancé le ministre. Il a remercié les responsables militaires qui ont encadré les jeunes et encouragé les recrues tout en leur demandant de rester motivées et concentrées. Comme message particulier à l’endroit des jeunes, le général Traoré a indiqué qu’«il n’y aura pas de faveur. A l’issue de cette formation, seuls ceux qui se feront distingués par leur assiduité, dévouement et courage, seront retenus. Toute faiblesse sera sanctionnée par un remerciement pur et simple. Car, de plus en plus, les jeunes sont attirés par ce métier, ce qui permet de sélectionner les meilleurs et d’en faire des agents qui seront dédiés à la cause du service». Par ailleurs, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile dit avoir apprécié l’encadrement que les jeunes ont reçu. «Ces jeunes auront une base militaire. Cela va être désormais le cas, toutes nos recrues feront comme le souhaitent les autorités du pays, à savoir la formation commune de base avant la formation proprement dite». Après s’être entretenu avec les futurs sapeurs-pompiers, le ministre a visité les nouveaux locaux du groupement régional de la Garde nationale et la direction régionale de la police. Il a donné des instructions afin que les deux locaux puissent être occupés par leur personnel dans les meilleures conditions.

Mariam A. TRAORÉ
AMAP-Ségou
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Bla : LA PROTECTION CIVILE OUVRE UN POSTE DE SECOURS ROUTIER

Le directeur général de la Protection civile, le colonel Seydou Doumbia, était à Bla ce lundi. Il était venu représenter le ministre de la Sécurité et de la Protection civile à l’ouverture d’un poste de secours routier de sapeur-pompier. C’est désormais chose faite, la population de Bla et alentours va entendre la sirène de détresse de la Protection civile assez souvent. Finies les tracasseries et la longue attente pour secourir les personnes en peine.

Avant l’ouverture de ce poste, Bla qui est un grand carrefour attendait toujours, en cas d’urgence, les secours venant de la ville de Ségou. Après la visite des locaux et l’entretien avec le personnel, le directeur général de la Protection civile a remis au préfet de Bla, la clé d’un véhicule et tous les équipements dont le poste de la Protection civile a besoin pour faire face à sa mission. L’ouverture de ce poste à Bla est la réponse à la sollicitation du préfet au nom de la population. L’initiative répond aussi à la volonté de la protection civile d’être plus proche des populations pour qu’en cas de détresse, les victimes puissent disposer du secours nécessaire. Pour le colonel Seydou Doumbia, ce poste est une première étape. En effet, l’objectif est d’en faire un centre de secours. C’est pourquoi il a demandé aux autorités administratives et politiques et à toutes les bonnes volontés de Bla de faire en sorte que le poste se porte mieux. «Nous sommes là pour vous servir jour et nuit. Pour faire face à cette mission, nous avons besoin du soutien et de l’accompagnement de tous, notamment la municipalité », a déclaré le directeur général de la Protection civile. Le choix de Bla, dit-il, est dû au fait que la ville est un carrefour où le trafic est intense. Comme pour justifier la présence des agents de la Protection civile dans cette ville, Seydou Doumbia a indiqué que dé sormais en cas d’accident, le secours sera plus rapide, donc plus efficace. Selon lui, «plus on intervient rapidement, plus vite on soulage la victime». En un mot, quand l’unité de secours est proche des populations, l’intervention est rapide et le secours plus efficace. Le colonel Doumbia reste convaincu que l’ouverture de ce poste de secours routier à Bla va non seulement raccourcir le temps d’intervention, mais aussi rendre beaucoup plus performantes les missions d’assistance de secours.

Le préfet de Bla a indiqué que le service de la protection civile était fortement attendu par la population. Pour Boikary Traoré, Bla qui a comme second nom «ville carrefour», mérite cette attention, car le trafic y est intense avec son corollaire d’accidents de circulation qui sont presque courants.

Et le préfet d’ajouter qu’en matière de santé, plus le secours est rapide plus la victime a une chance d’être sauvée. Il a remercié le gouvernement pour cette vision en matière de protection des personnes, mais surtout de développement local. Le préfet a également assuré de l’accompagnement et du soutien de tous pour que le poste puisse faire face à sa mission de secours. En cas d’urgence, les populations de Bla et environs peuvent composer le 90 50 23 88. Retenons que dans le secteur de Bla et environs, il y a eu dans les six derniers mois de cette année un peu plus de 60 cas d’accidents graves qui ont nécessité l’appui de la Protection civile.

Mariam A.TRAORÉ
AMAP-Ségou

Grève de la Protection civile : LES PRÉCISIONS DU DIRECTEUR GÉNÉRAL

La réaction du directeur général de la Protection civile, le colonel Seydou Doumbia, sur la grève de 72 heures déclenchée par la Section syndicale de la Protection civile (SSPC) le 28 mai dernier, ne s’est pas fait attendre. Il a tenu un point de presse, mardi dernier, pour donner des précisions sur ce mouvement de grève. Dans ses propos liminaires, le patron de la Protection civile précise qu’il y a 2 syndicats, notamment la Section syndicale, affiliée au Syndicat des travailleurs des administrations d’Etat (SYNTADE) donc à l’UNTM et le Syndicat national des fonctionnaires de la protection civile (SNFPC), membre de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM). Pour lui, c’est une minorité de syndicalistes qui a décrété cet arrêt de travail.
Le colonel Seydou Doumbia a battu en brèche les motifs invoqués par les grévistes pour justifier leur action. Ces motifs sont contenus dans un préavis de grève adressé au ministre du Travail et de la Fonction publique, en date du 8 mai dernier et qui comporte 10 points de revendications. Il reconnait avoir reçu une correspondance des syndicalistes contenant quelques revendications qui ont été examinées par le cadre de concertation permanent entre l’administration et les syndicats de la Protection civile.
«Initialement, ces revendications ne portaient que sur 2 points, à savoir les avancements à la Protection civile et le processus de recrutement en cours», précise le conférencier, ajoutant qu’un consensus avait été trouvé sur le point relatif au processus de recrutement parce qu’il avait été demandé aux 2 syndicats de faire parvenir à l’administration 3 noms chacun, en vue de leur intégration dans la commission de recrutement.
A en croire le conférencier, seul le SNFPC s’est exécuté. Sur le deuxième point de revendication, il estime que le dossier des avancements est en cours de traitement au niveau du ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Mais il précise qu’entre temps, la SSPC a ajouté une autre revendication, notamment l’accélération du processus de relecture du statut des fonctionnaires de la Protection civile.
«Le cadre de concertation était sur le point d’apporter de solutions aux 3 revendications, mais la section syndicale a quitté la table de négociations pour apporter encore 7 autres revendications et déposer un préavis de grève. L’intention des syndicalistes était de faire un blocage», accuse Seydou Doumbia. Il a aussi évoqué la décision de mutation de 29 cadres de la Protection civile. Selon lui, le véritable problème demeure au niveau de la mutation de 2 lieutenants, tous deux mutés d’une unité à une autre dans la même ville de Bamako.
Pour sortir de l’impasse, le directeur général de la Protection civile propose de revenir sur la mutation des 2 éléments et de les redéployer à leurs unités respectives mais pas aux mêmes postes de responsabilité. Pour Seydou Doumbia, cela relève d’un principe universel de collaboration entre administration et syndicat. «Si un syndicaliste souhaite rester au niveau d’une unité supposée être sa base électorale, l’administration peut lui concéder ce privilège mais sans pour autant lui garantir le même poste. L’emploi est une prérogative de l’administration. En réalité, aucun des 10 points ne saurait constituer une revendication en soi, a fortiori un motif de grève», explique le directeur général.
Il a fait savoir qu’ au terme de la journée du 28 mai dernier, 15 à 16 éléments seulement ont observé cette grève. «A part les affichages comportant des slogans erronés tels que : «Les pompiers sont en grève» ou encore «Violation des conventions internationales par le directeur général de la Protection civile», toutes les unités opérationnelles de nos services ont fonctionné normalement à Bamako et à l’intérieur du pays», affirme le responsable des sapeurs-pompiers.
Le colonel Seydou Doumbia rappelle la loi n°2015-002/du 30 janvier 2015 portant statut des fonctionnaires de la Protection civile. Ce texte stipule en son article 16 que : «l’emploi est à la discrétion de l’administration. Le fonctionnaire de la Protection civile a le devoir d’occuper le poste qui lui est confié. Il est tenu de respecter scrupuleusement et avec assiduité toutes les obligations que lui impose l’exercice de ses fonctions».
Mohamed Z.
DIAWARA

Journée mondiale de la Protection civile : MONTÉE EN PUISSANCE DES SOLDATS DU FEU AU MALI

En 2017, les unités opérationnelles de la Protection civile ont effectué 16.941 interventions au cours desquelles ont été enregistrés 802 cas de décès pour 23.894 blessés, a révélé le directeur général de la Protection civile

Le 1er mars de chaque année est consacré à la Journée mondiale de la Protection civile, instituée par l’Organisation internationale de la Protection civile (OIPC). Hier, les soldats du feu au Mali ont célébré avec faste l’édition 2018 qui avait pour thème : «La protection civile et les institutions nationales pour une gestion plus efficace des catastrophes». La cérémonie, très riche en couleurs, s’est déroulée en présence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta. Le président de l’Assemblée nationale, Issiaka Sidibé, des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré, et nombre d’invités de marque étaient de la fête.
Fidèles à leur devise «sauver ou périr», les sapeurs-pompiers du Mali sont au four et au moulin, de jour comme de nuit, pour protéger les citoyens, sauvegarder leurs biens et préserver l’environnement. L’effort est multiforme. Et les sapeurs sont davantage galvanisés par l’attention particulière à eux accordée par Ibrahim Boubacar Kéïta dont le nom est désormais gravé dans les annales de l’histoire de la Protection civile. Il est, en effet, le premier président de la République à présider, personnellement, la célébration de cette Journée dans notre pays. «Tout le personnel de la Protection civile en est fier et reconnaissant», a déclaré le colonel Seydou Doumbia, directeur général de la Protection civile.
Mieux, ces dernières années, beaucoup d’efforts ont été consentis dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail des sapeurs-pompiers. Le colonel Seydou Doumbia a égrené des avancées significatives aussi bien sur le plan du renforcement en ressources humaines que sur celui de l’amélioration du cadre législatif et règlementaire, en passant par les équipements et les infrastructures. L’amélioration du cadre législatif et réglementaire se traduit de toute évidence par l’adoption de certains textes majeurs comme la loi de Programmation relative à la Sécurité intérieure (LPRSI) et le décret fixant la composition et les modalités de fonctionnement du Comité interministériel de gestion de crises et des catastrophes. En terme de ressources humaines, le colonel Seydou Doumbia a souligné le recrutement de 500 élèves sapeurs-pompiers en 2006, 350 en 2017 et 500 autres pour le compte de l’année 2018. Ce renforcement continu en ressources humaines devra porter l’effectif de la Protection civile à 4.000 personnes à l’horizon 2021. Aussi, en plus de la formation initiale d’officiers (environ 20 sapeurs-pompiers), 800 fonctionnaires (tous grades et corps confondus) ont bénéficié de formations continues au Mali et à l’étranger dans diverses thématiques.
En 2017, la Protection civile aura également capitalisé 14 véhicules de liaison et de commandement, 6 motos de liaison, 25 ambulances (12 semi-médicalisés), 60 radios portatives dont 40 VHF numériques avec GPS…
De nombreuses infrastructures ont également été réalisées parmi lesquelles le centre de secours de Kita, les postes de secours routiers de Kéniéba, Didiéni, Samanyana, Zégoua et de Diboli. «Il est prévu, dans les semaines à venir, l’ouverture des Centres de secours de Kabala et de San, du poste de secours fluvial de Niafunké, et les postes de secours routiers de Bla, Kourémalé et Bengadi», a annoncé le colonel Seydou Doumbia. S’y ajoute le pré-positionnement des ambulances dans certains carrefours et aux périphéries de Bamako. «Il s’agit d’un véritable plan de maillage du territoire national en unités de Protection civile», selon le directeur général. Il a précisé que ces résultats ont pu être réalisés grâce à la clairvoyance du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré. «Son leadership et son souci constant pour la protection des personnes et de leurs biens ont permis de porter la Protection civile à un niveau de référence sous-régionale», a-t-il témoigné, sous les ovations de l’assistance.
Malgré ces efforts consentis par l’Etat, l’année 2017 a été marquée par l’augmentation des interventions. Le colonel Seydou Doumbia a révélé que les unités opérationnelles ont effectué 16.941 interventions au cours desquelles ont été enregistrés 802 cas de décès pour 23.894 blessés. Il a souligné la prédominance des accidents de la circulation avec 14.543 cas enregistrés, pour 558 décès et 22.639 blessés.
Afin de mieux répondre aux attentes des populations et compte tenu des nouvelles menaces, le patron de la Protection civile a demandé la réalisation de nouvelles infrastructures, l’acquisition d’engins de lutte contre l’incendie, l’instauration de la médecine d’urgence et pré-hospitalière…En cette Journée commémorative, les soldats du feu ont eu une pensée pieuse pour leurs camarades, «victimes du devoir». Emu et fier des sapeurs pompiers, le chef de l’État, après voir visité les ateliers d’exposition des moyens d’intervention de la Protection civile, s’est confié à la presse. Il a exprimé toute la reconnaissance de la nation à ces femmes et hommes de qualité, de courage et de combat quotidien. «On ne dira jamais assez combien ce corps est utile dans la sauvegarde des hommes et de leurs biens», a-t-il déclaré, tout en mettant en exergue la devise «terrible» des soldats du feu : sauver ou périr. «On a fait aujourd’hui la litanie de ceux qui sont morts en service, ceci doit interpeller», a indiqué Ibrahim Boubacar Kéïta qui estime que «chacun de nous doit savoir que nous leur devons de manière indicible». Le chef de l’Etat s’est dit impressionné de constater que certains s’obstinent encore, malgré toutes les sensibilisations, à s’installer au-dessus de bouches d’incendie qui sont pourtant d’utilité publique avérée. Autant il a déploré le comportement des «farfelus» qui s’amusent à faire de fausses alertes. autant il a lancé un message de soutien aux sapeurs-pompiers: «Aidons les, suivons les consignes de la Protection civile», a-t-il clamé. Les conseils donnés par les sapeurs-pompiers doivent être considérés comme des consignes de protection vitale, selon le président Kéïta. Aussi a-t-il exhorté les motocyclistes, singulièrement les jeunes, à porter le casque. «Mais pas un casque calebasse», a précisé le chef de l’Etat qui a recommandé les casques bourrés, ceux qui amortissent réellement les chocs.
Lors de cette cérémonie, l’assistance a eu droit à des exercices de simulation, à un sketch sur la gestion des catastrophes et à un défilé des troupes

Issa Dembélé

Secours aquatique Le coup d’essai devient un coup de maître

La Direction  Générale de la Protection Civile en partenariat avec la MINUSMA a organisé le 26 juillet 2017 un exercice de simulation sur la berge du fleuve Niger.

L’objectif de cet exercice est d’évaluer les capacités opérationnelles des éléments formés aux techniques de sauvetage en milieu aquatique et d’attirer l’attention des autorités sur la nécessité de créer un centre de secours fluvial à Bamako. Le présent exercice met l’accent sur la problématique des accidents sur le fleuve Niger dans la ville de Bamako et environnants. Cet exercice s’est déroulé en présence des autorités militaires et civiles.

Selon le Directeur Général de la Protection Civile, le Colonel Seydou Doumbia, il s’agit entre autres  de prendre les dispositions idoines pour gérer au mieux les incidents et les accidents sur les cours d’eau, d’apprécier les performances atteintes par les éléments formés. Il a rendu un hommage mérité, au nom du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, à la composante police de la MINUSMA qui, avec l’appui de l’Ambassade de France et de la Douane ont épaulé la Protection Civile pour la formation de ces jeunes.

Pour le Colonel Doumbia, c’est aussi le lieu de tester la capacité d’intervention de ces éléments qui sont à présent capables d’intervenir non seulement à Bamako mais aussi sur toute l’étendue du territoire national. Il a sollicité  auprès des autorités communales et du Gouvernorat du District de Bamako pour qu’une parcelle leur soit attribuée au bord du fleuve pour la création d’une unité fluviale.

 

2ème Cl Zeïnabou Koné

Cérémonie de remerciements à la Direction générale de la Protection civile

L’Association des Réfugiés ivoiriens au Mali rend hommage aux Soldats du feu

C’est avec une séance de prière que cette cérémonie pleine de symbole a commencé dans la salle polyvalente de la Direction générale de la Protection civile, ce jeudi 18 mai 2017 à 10 heures.
A près de quinze ans de séjour au Mali, l’Association des Réfugiés ivoiriens a tenu à faire le point de ses activités. Une occasion également pour ceux qui sont sur le chemin du retour volontaire, de saluer et remercier les agents de la Protection civile pour leur professionnalisme et leur accompagnement constant.
Le Président de l’ARIM, M. Allassane SY SAVANE se souvient encore de l’accueil qui a été réservé aux réfugiés ivoiriens il y a 15 ans. « Nous avons été accueillis avec amour et humanisme », a-t-il déclaré avant de rendre un hommage appuyé à la Protection civile dans son intégralité. Concluant ses propos, il fera observer que « s’il y a un peuple humanitaire, c’est qu’il y a bien un pays humanitaire », celui que le Mali a constitué pour les Ivoiriens réfugiés.
Dans son intervention, le Directeur général de la Protection civile, le Colonel Seydou Doumbia a remercié en retour l’ARIM pour son témoignage sur la qualité de l’assistance dont les réfugiés ivoiriens au Mali ont pu bénéficier jusqu’à ce jour de la part de sa structure. Aussi, a-t-il rassuré sur la détermination de la Protection civile à servir avec le même amour et la même disponibilité afin de relever le défi du secours auquel les citoyens ont droit. La cérémonie a pris fin sur la décoration du Colonel Doumbia par l’ARIM, suivie d’échanges de cadeaux et d’une séance de photo de famille.

CONFÉRENCE DE PRESSE ANIMÉE PAR LE COLONEL SEYDOU DOUMBIA SUR LA MONTÉE EN PUISSANCE DE LA PROTECTION CIVILE DE 2015 A NOS JOURS.

Le mercredi, 17 mai 2017, le Directeur général de la Protection civile, le Colonel Seydou DOUMBIA a animé une conférence de presse à la Direction générale de la Protection civile. Le thème de cette conférence était relatif aux réformes importantes opérées à la Protection civile de 2015 à nos jours.

Assisté au cours de ladite par Monsieur Ahamadou SANGHO, chargé de communication du Ministère de la Sécurité et de la Protection civile, du Commandant Abdoulaye Gariko, chargé de Mission du même département et ses collaborateurs de la Protection civile, le Directeur général a d’entrée de jeu rappelé la création et les missions assignées à la Direction générale de la Protection civile.

Selon lui, dans le cadre de l’exécution de ses missions de prévention, de préparation et de réponse aux accidents, aux sinistres et catastrophes, la Direction générale de la Protection civile œuvre à garantir non seulement un meilleur cadre de vie, mais également à assurer la protection des populations sur toute l’étendue du territoire national.

Les réformes accrues d’année en année, à ce titre dit-il, de 2015 au 1er trimestre 2017, les unités de la Protection civile ont effectué les interventions suivantes : 13771 interventions 2015 pour secourir et assister 20304 personnes, 14972 en 2016 pour secourir et assister  22325 victimes et 4085  au 1er trimestre 2017 pour secourir et assister 5427 personnes.

Par ces chiffres dit-il, il constate de manière croissante le nombre d’interventions des unités de la Protection civile d’année en année, de même que le nombre de personne secourues.

Pour lui, ces performances accrues d’année en année illustrent à suffisance la montée en puissance de la Protection civile. Et aussi, elles constituent une partie des résultats tangibles des réformes importantes enclenchées au sein de la Protection civile laquelle est en pleine expansion de nos jours.

A en croire le Colonel Seydou DOUMBIA, il est difficile d’apprécier les réformes importantes de la Protection civile de 2015 à nos jours à leur juste valeur.

Car dit-il, si l’on peut  quantifier le nombre de véhicules et autres engins reçus, les unités  construites ou réalisées, il est impossible de mesurer l’impact positif de ces changements sur le moral de la troupe.

Mais d’après le DG, ces changements sont perceptibles dans tous les domaines de la vie du sapeur-pompier, au tant que certains les qualifient d’une véritable révolution à la Protection civile.

A titre illustratif, il a cité quelques aspects de ces réformes qui s’inscrivent en droite ligne des réformes du secteur de Sécurité notamment, son volet consacré aux services de sécurité et de  protection civile.

Sur le plan de l’encadrement institutionnel, il a fait savoir que de 2015 à nos jours, la Protection civile a bénéficié d’un meilleur encadrement institutionnel grâce à l’adoption de certains textes majeurs dont 01 loi, 12 décrets, 15 arrêtés et autant de décision ministérielle.

Sur le plan de la restructuration du service, le DG dira que la Protection civile a connu d’importantes réformes structurelles qui ont porté sur la création de sept (07) nouvelles sous-directions ou services et trois nouvelles directions régionales.

Sur le plan de renforcement des capacités opérationnelles, il a reconnu que les améliorations ont porté sur le personnel, les équipements et les infrastructures.

La protection civile, un service en pleine montée en puissance toujours selon le Colonel DOUMBIA, elle comprend aujourd’hui 04 corps à savoir, le corps des Administrateurs, le corps des Techniciens, le corps des Agents Techniques et celui des Sapeurs-pompiers de la Protection civile. Il a précisé que l’effectif est d’environ 1700 éléments dont  12% de personnel féminin. A cela s’ajoute le recrutement en cours de 350 élèves fonctionnaires de la Protection civile.

Par ailleurs, le Colonel Seydou a souligné les innovations intervenues dans le processus de recrutement en cours. Il s’agit de l’introduction de la carte NINA parmi les documents de candidature, l’appui conseil de la MINUSMA et l’élargissement des lieux de dépôt des dossiers de candidatures jusqu’au niveau postes de secours routiers.

Aux dires du DG, de 2015 à nos jours, 710 fonctionnaires de la Protection civile ont bénéficié de la formation dans tous les domaines de leurs activités tant au Mali qu’à l’étranger. Et le personnel a également bénéficié de nouvelles dotations individuelles conséquentes et de l’adoption du décret octroyant des indemnités aux fonctionnaires de la Protection civile.

Sur le plan de l’équipement dit-il, la Protection civile a bénéficié de 24 véhicules dont  des ambulances, des Engins incendie, des camions de transports pour le personnel et le matériel, 13 motos, 2 zodiacs, 2 pirogues à moteur, 7groupes électrogènes, et des matériels divers.

Sur le plan des infrastructures, il a signalé l’ouverture  de 4 nouveaux centres de Secours, à savoir : les Centres de Secours des 1008 logements, de Kati, de Kabala et Kita, celui de San devra suivre dans les prochains jours.  Il y a aussi la construction en cours                         d’une infirmerie à la Direction Régionale de la Protection Civile de Gao, grâce à l’appui de la MINUSMA, la rénovation des Centres de Secours de Dravela, de Sogoniko, des Directions Régionales de Ségou, de Mopti  et de Tombouctou.

L’arbre ne devant pas cacher la forêt,  le Colonel Seydou DOUMBIA dira que malgré ce tableau reluisant qu’il a présenté, la Protection civile malienne  connait aujourd’hui quelques insuffisances qui  méritent d’être prises en charge, afin de rendre               le Service encore plus performant.                                    Il s’agit notamment de :

  • L’insuffisance des effectifs ;
  • L’insuffisance des formations ;
  • L’insuffisance des infrastructures (Bureaux, E.N.P.C, C.N.O.U, Unités d’Intervention, Infirmeries);
  • L’insuffisance des équipements (Equipements individuels et collectifs).

 

Dans les perspectives, il souhaite :

  • réhabiliter les unités en état de dégradation ;
  • poursuivre le maillage du territoire par la création

de plus d’unités d’intervention en vue d’assurer des          secours de proximité à nos populations ;

  • continuer à entretenir et à développer davantage nos rapports de partenariat et de coopération.

 

RECRUTEMENT DE 350 ÉLEVÉS FONCTIONNAIRES DE LA PROTECTION CIVILE

LE MINISTERE DE LA ECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE, RECRUTE AU TITRE DE L’ANNEE 2017, 350 ELEVES FONCTIONNAIRES DE LA PROTECTION CIVILE.

LES DEPOTS DE DOSSIERS DE CANDIDATURE CONTINUENT JUSQU’AU 25 AVRIL 2017, DATE DE CLOTURE.

POUR LES CRITERES DE PARTICPATION AU A CE CONCOURS DIRECT DE RECRUTEMENT, IL S’AGIT:

de trois cent cinquante (350) élèves fonctionnaires de la Protection civile dont quarante (40) Elèves Techniciens de la Protection Civile, trente (30) Elèves Agents Techniques de la Protection Civile et deux cent quatre-vingt (280) Elèves Sapeurs-Pompiers de la Protection Civile suivant la répartition ci-après :

  • Pour les Elèves Techniciens de la Protection Civile :
  • Cinq (05) Techniciens Supérieurs en Informatique (Maintenance, Réseaux et Programmation) ;
  • Deux (02) Techniciens Supérieurs en Statistique ;
  • Deux (02);Techniciens Supérieurs en Planification ;
  • Quinze (15) Techniciens Supérieurs de Santé ;
  • Deux (02) Techniciens Supérieurs en Communication;
  • Dix (10) Techniciens en Finance et Comptabilité ;
  • Deux (02) Techniciens en Télécommunication ;
  • Deux (02) Techniciens Supérieurs en Musique.
  • Pour les Elèves Agents Techniques de la Protection Civile :
  • Vingt (20) Techniciens de Santé ;
  • Dix (10) Aide Comptables .
  • Pour les Elèves Sapeurs-Pompiers de la Protection Civile :
  • Cinquante (50) Chauffeurs ;
  • Deux cent trente (230) Généralistes.

Article 2 : Les candidats doivent satisfaire aux conditions ci-après :

  • être de nationalité malienne ;
  • jouir de ses droits civiques et être d’une bonne moralité ;
  • être physiquement apte ;
  • avoir au moins une taille de 1,65 mètres ;
  • être célibataire sans enfant ;
  • être titulaire du diplôme requis pour les différentes spécialités, du Diplôme d’Etudes Fondamentales (DEF) plus le Permis de conduire pour les chauffeurs et du DEF pour les Généralistes ;
  • être âgé de 18 à 26 ans le 31 décembre 2017 pour les Elèves Techniciens ;
  • être âgé de 18 à 24 ans le 31 décembre 2017 pour les Elèves Agents Techniques ;
  • être âgé de 18 à 22 ans le 31 décembre 2017 pour les Elèves Sapeurs-Pompiers .

Article 3 : Le dossier de candidature doit comporter :

  • une demande manuscrite timbrée à 200 FCFA ;
  • un extrait d’acte de naissance ;
  • un extrait du casier judiciaire ;
  • un certificat de nationalité ;
  • un certificat de résidence ;
  • un certificat de célibataire sans enfant ;
  • une copie légalisée de la carte NINA ou du reçu du RAVEC ;
  • une copie certifiée conforme du diplôme ;
  • plus une copie légalisée du permis de conduire pour les chauffeurs ;
  • deux photos d’identité en couleur.

Article 4 Les épreuves du concours comportent :

  • une visite corporelle ;
  • une épreuve sportive ;
  • une épreuve écrite ;
  • une épreuve pratique pour les Chauffeurs ;
  • une visite médicale d’admission.

Article 5 La visite corporelle et les épreuves sportives se dérouleront dans les Directions Régionales de la Protection Civile et du District de Bamako.

L’épreuve écrite et la visite médicale d’admission se dérouleront à Bamako centre unique.

Article 6 A l’issue de la visite corporelle, seuls les candidats retenus subiront les épreuves sportives

Article 7 Les candidats ayant réussi aux épreuves sportives subiront l’épreuve écrite à l’issue de laquelle, ceux ayant obtenu au moins 10/20 de moyenne seront retenus pour l’étape de la visite médicale d’admission.

A l’issue de cette dernière étape, la liste des candidats admis définitivement sera fixée par décision du Directeur Général de la Protection Civile.

Journée internationale de la Protection civile : ENSEMBLE FACE AUX CATASTROPHES

En 2016, les unités de la Protection civile ont effectué 14 972 interventions au cours desquelles 938 morts et 21 389 blessés ont été enregistrés avec
une prédominance des accidents de la circulation au nombre de 12 343

A l’instar du reste de la communauté internationale, notre pays a célébré hier la Journée mondiale de la Protection civile sous le thème «Ensemble avec la protection civile face aux catastrophes». La cérémonie s’est déroulée à la direction de la Protection civile sous la présidence du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Salif Traoré. C’était en présence du directeur général de la Protection civile, le colonel Seydou Doumbia et du 5è adjoint du maire de la commune IV, Issa Sidibé.
A l’entame de ses propos, le directeur général de la Protection civile a rappelé les objectifs de la journée qui consiste à attirer l’attention du public sur le rôle de la protection civile dans la vie quotidienne des populations et à sensibiliser les populations sur les mesures à adopter en cas de catastrophes. Abordant le thème, il a indiqué que nul n’est à l’abri des catastrophes et nul ne peut y faire face tout seul de manière efficace. «Une catastrophe peut anéantir dans un laps de temps les résultats de plusieurs années de développement. Et l’intégrité de l’environnement, l’équité sociale et l’efficience économique sont alors durement touchées », dira le colonel Seydou Doumbia. Il a aussi expliqué que la réduction des risques de catastrophes vise à diminuer la vulnérabilité des populations en les préparant mieux aux menaces, par la prévention et l’atténuation des impacts des catastrophes. L’objectif visé est de travailler en amont des menaces afin qu’il y ait moins de victimes et moins de dégâts matériels. Pour gagner ce combat, le directeur général de la Protection civile a souligné la nécessité d’enclencher une solidarité collective autour de son service dans sa lutte contre les catastrophes de toute nature. Il a invité les pouvoirs publics, la société civile, les opérateurs économiques, les élus économiques, les élus locaux, bref toutes les bonnes volontés à mettre en synergie leurs efforts pour lutter efficacement contre les catastrophes.
Le colonel Seydou Doumbia a saisi l’occasion pour rappeler certains faits majeurs ayant marqué l’année écoulée. Il s’agit entre autres, du recrutement et la formation de 500 élèves sapeurs-pompiers, de la formation continue de 977 fonctionnaires de protection civile à l’Ecole nationale de la Protection civile et de 23 autres dans les écoles de formation des pays partenaires et amis. Il y a eu aussi l’ouverture des centres de secours des 1008 logements de Kabala et de Kita, la construction en cours d’une infirmerie à Gao, l’adoption de nombreux textes. «La protection civile est aujourd’hui représentée dans toutes les capitales régionales du Mali», a indiqué le directeur général de la Protection civile avant de rappeler que courant 2016, les unités de la Protection civile ont effectué 14 972 interventions au cours desquelles 938 morts et 21.389 blessés ont été enregistrés avec une prédominance des accidents de la circulation au nombre de 12 343.
La célébration de la journée mondiale de la Protection civile est couplée cette année à la cérémonie de sortie de 16 administrateurs promus au grade de commandant sapeur pompier. Le directeur général de la Protection civile a félicité les jeunes officiers et les a exhortés à plus de courage et de dévouement dans l’accomplissement de leurs futures responsabilités. Il a aussi salué le personnel de la Protection civile pour son engagement sans relâche avant de l’encourager à persévérer dans cette voie.
Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a, lui aussi, félicité et encouragé le service de la protection civile qui est sollicité sur tous les fronts. Le général de brigade Salif Traoré a affirmé que l’année 2015-2016 a vu la montée en puissance de la protection civile. Cette montée en puissance, a-t-il ajouté, va être bientôt consacrée dans une loi de programmation de sécurité intérieure et de protection civile qui permettra dans les cinq ans à venir de transformer la protection civile en un service plus professionnel, mieux équipé, plus adapté et présent sur tout le territoire. Il a remercié les partenaires de la protection civile et invité la population civile à écouter et à s’approprier les messages des «soldats du feu», toute chose qui permet de réduire considérablement les accidents de route et les accidents domestiques.
Le programme de la célébration de la Journée internationale de la protection civile cette année prévoit également des conférences débats, des journées portes ouvertes, des cours sur la prévention des catastrophes et sur les gestes de premiers secours dans les établissements scolaires et centres de formation militaires, des expositions de matériels, des exercices de simulation et des campagnes de sensibilisation sur les accidents domestiques et les accidents sur les lieux de travail.

Aminata Dindi SISSOKO.
L’ESSOR DU 02 MARS 2017