Incendie à Banankabougou : DES DÉGÂTS MATÉRIELS CONSIDÉRABLES

Des cendres, des carcasses de véhicules… l’incendie qui est survenu hier après-midi dans un garage à Banankabougou, rue de la friperie Bakeba, a causé beaucoup de dégâts matériels. Des trois camions touchés par le sinistre, il ne reste plus que des épaves. Une forte odeur de fumée se dégageait des carcasses fumantes.
Le sinistre n’a pas fait de perte en vie humaine. Mais deux personnes ont été victimes de brûlures. « Elles ont été transportées à l’hôpital Gabriel Touré », nous a confié le commandant de la compagnie de la protection civile rive droite Bakary Dao.
Selon lui, « c’est grâce à la promptitude et à l’efficacité de nos moyens en matériel que nous sommes arrivés à circonscrire cet incendie qui aurait pu faire beaucoup plus de ravages ». Car en plus des véhicules pleins d’essence stationnés non loin des lieux du sinistre, une ligne de haute tension de la société Energie du Mali aurait pu être touchée.
Quelle est donc la cause de l’incendie ? Le commandant Bakary Dao a expliqué qu’un soudeur était en train de souder un véhicule citerne contenant du liquide inflammable. Une imprudence inexplicable car d’après les témoignages recueillis sur place, la citerne était pleine de carburant. Les étincelles qui jaillissaient du chalumeau du soudeur ont donc enflammé le combustible, provoquant le sinistre.
Quand l’incendie est survenu, les flammes étaient si impressionnantes que nombre de témoins ont pris leurs jambes au cou. Une panique compréhensible car le danger était réel en cas d’explosion de la citerne. Les personnes présentes risquaient d’être ébouillantées par le liquide en flamme.
Les soldats du feu sont arrivés sur les lieux à temps pour circonscrire l’incendie, limitant les dégâts. « Le Centre de coordination des opérations nous appelé vers 14 h 30 mn. Les trois véhicules neufs dont une citerne remplie d’eau sont sortis à 14 h 32 mn. A 14 h 36, ils étaient déjà sur les lieux de l’incident », se félicite le commandant Bakary Dao, saluant ainsi la qualité des moyens matériels mis à leur disposition.
Le chef de la protection civile a rassuré : « Le feu a été totalement éteint, mais nous resterons ici quelques temps pour constater la suite ».
L’on pouvait également constater la présence des éléments de la gendarmerie, de la police nationale, venus pour les besoins de l’enquête. « La garde nationale est là pour prêter main forte à la protection civile », précisera-t-il, ajoutant qu’il en avait fait la demande.
Le feu était totalement maîtrisé au moment où notre équipe de reportage quittait les lieux. Mais les soldats du feu continuaient à arroser les lieux devant une foule nombreuse de curieux attirés par cet incendie impressionnant.
C. M. TRAORE