Protection civile : LE DÉFI DE LA COUVERTURE DU TERRITOIRE

Le Mali à l’instar de la communauté internationale célèbre, ce dimanche 1er mars, la Journée mondiale de la protection civile. A cette occasion, la direction générale de la Protection civile du Mali (DGPC) fera le bilan de l’année 2014 et dégagera les grands axes d’activités pour l’année 2015.
Au titre de l’exercice écoulé, la DGPC a effectué 12 850 interventions au cours desquelles, elle a porté secours à 19 974 personnes (97% de blessés soit un total de 19 347 personnes et 627 cas de décès soit 3%). En 2015, de nouveaux centres de secours vont être créés, annonce le sous-directeur des études et des préventions de la DGPC, le lieutenant-colonel Dramane Diallo.
« La Protection civile et la réduction des risques de catastrophes pour un développement durable » est le thème de la journée mondiale au cours de laquelle des sapeurs-pompiers seront décorés et le site web de la DGPC sera lancé. Ce thème a été choisi, selon Dramane Diallo, pour attirer l’attention des autorités des pays membres de l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC) sur la gestion des calamités liées au changement climatique. « Le monde traverse une période caractérisée par des risques parmi lesquels les inondations, les séismes, les avalanches ou, dans le cas du Mali, les pluies diluviennes, les éboulements, ou les inondations sans ou avec pluie », explique-t-il.
Pour faire face à ces évènements violents et dévastateurs, la Protection civile se réfère à un plan de couverture de risques. Le sous-directeur des études et de préventions de la DGPC indique que ce plan contient toutes les dispositions nécessaires pour gérer un évènement majeur lié aux catastrophes. « Il existe à notre niveau trois genres de mesures essentielles : préventives, prévisionnelles et relatives aux interventions et secours. Pour la première mesure, nous sommes prévenus de la crue maximale de l’eau du fleuve à temps et nous construisons, par exemple, des digues de protection. La deuxième concerne l’utilisation d’alarme, la détection et le prépositionnement de secours à travers la mise à disposition de kits d’hygiène. La dernière est relative aux interventions et secours d’urgence assurés par les unités d’intervention », développe Dramane Diallo.
Les difficultés n’ont pas manqué en 2014 et pourraient s’étendre en 2015. Le lieutenant-colonel Dramane Diallo confirme. « Sur le plan opérationnel, il y a une insuffisance de moyens matériels, d’unités d’intervention et de représentations dans la mesure où nous ne parvenons pas à couvrir l’ensemble du territoire national. Il y a également l’implantation de kiosques de façon anarchique. Ces kiosques masquent nos poteaux si on ne les enlève pas souvent. Alors que ces poteaux ou bouches d’incendies sont des points d’approvisionnement en eau pour nos sapeurs-pompiers », déplore-t-il.
La DGPC est principalement chargée d’organiser, de coordonner et d’évaluer les actions de prévention des risques et de secours en cas de catastrophes ; de veiller à assurer la protection des personnes, des biens et de l’environnement en cas d’accidents, de sinistres, et de catastrophes ; de veiller à la sensibilisation et à l’information du public.
Alhoudourou A MAÏGA